NOTES ET ANNEXES

 

Notes

1 – C’est sous la pression ferme et affectueuse du Père Albini, son plus saint religieux, que le Père Eugène de Mazenod se rendit à Rome pour soumettre au pape Léon XII l’approbation de sa jeune congrégation dont les « règles et constitutions »venaient d’être traduites en latin par ledit Père Albini.   

En 1826, la congrégation comptait 22 religieux. En 1861, date de la mort de Mgr de Mazenod, on en dénombrait plus de 530 et en 2012, 4093, répartis en 64 pays. 1120 Oblats de Marie Immaculée vivent en Europe, 859 en Afrique et Madagascar, 855 en Amérique du Nord (Canada et Etats-Unis), 472 en Amérique latine, 749 en Asie et Océanie.

 Actuellement, la Province de France rassemble  144 religieux en 16 Maisons  oblates, y compris celle de Vico. Les deux-tiers de ces religieux sont âgés de plus de 75 ans.

Notons, par ailleurs, que la congrégation compte un cardinal, dix archevêques, onze évêques, deux Préfets apostoliques et deux mille neuf cent quatre-vingt-un prêtres.

       

2 – Dans une lettre adressée au Père Lagier, O.M.I, le 8 juillet 1839, le Père Gibelli note à propos des obsèques du Père Albini : « Les Vicolésiens nous ont donné des preuves certaines d’affection particulière… Ils avaient demandé à notre révérend Père Guibert le corps du bienheureux Père pour le porter en triomphe dans toutes les rues de leur pays. Cette grâce leur a été refusée mais leur ferveur n’a pas été ébranlée. Le matin de l’enterrement, grands et petits, riches et pauvres, hommes et femmes, se sont rendus au couvent pour assister à ses funérailles. Une fort longue procession de pénitents blancs les a accompagnés … Lorsque le moment de l’enterrement fut arrivé, on vit tout à coup plus de vingt personnes sortir de leur poche des ciseaux pour lui couper quelque morceau de ses habits mais, étant là présent, j’ai taché d’arrêter ce zèle outré en leur faisant espérer de les contenter avec les restes qu’il avait laissés avant de mourir… »

3 - Des ecclésiastiques de renom viennent rehausser ces cérémonies de leur présence et conforter le rayonnement spirituel du couvent hors les murs. Citons, entre autre, en 1987, Mgr Angelo Felici, nonce apostolique en France ; Mgr Jean-François Arrighi, prélat de sa Sainteté  et Mgr Pierre Zevaco, évêque de Madagascar, tous deux originaires de Vico, lors de leurs séjours dans leur village natal ; les évêques de Corse successifs ;  des membres de la Maison Générale oblate ( en 1969, les Pères Angelo Mitri, postulateur général des causes oblates et Fernand Jetté, futur supérieur général, Francis George, futur cardinal-archevêque de Chicago ;  James Fitzpatrick,  également postulateur général ; en 1984,  Marcelo Zago, futur supérieur général ou  encore, en 1987, Daniel Coreejn, assistant général…), des évêques oblats :  en 1985, Mgr Yves Plumey, archevêque de Garoua ; en 1993,  Jean Khamsé, évêque de Ventiane ; en 1994, Alessandro Faccioli, ancien évêque de Luang Prabang ou encore, en 1986, deux Pères ayant marqué leurs terres de mission : les Pères Henri Haramburu, supérieur et vicaire des missions à Fort Simpson(Canada) et Roberto de Valicourt, apôtre des quartiers les plus dangereux de Bélem, au Brésil.   

4 -  C’est encore pendant le supériorat du Père Bonnafoux qu’au cours de l’été 1982 de jeunes universitaires sous la direction du Père Pierre Babin viennent suivre une session d’approfondissement spirituel à travers  le langage  symbolique de la photographie.  Au cours de leur séjour au couvent, ils participent à des campagnes de travaux, se rendent pour des enquêtes dans des villages  avoisinants, partagent avec le public leurs réflexions et leur découvertes à travers des montages audio-visuels. Ces sessions se poursuivront sous l’égide du Père Chalvet de Récy.

5 – Ayant pour siège le couvent de Vico, cette confrérie mixte inter-paroissiale placée sous la protection du Père Albini compte en 2010 quarante-huit membres ( 34 confrères et 14 consoeurs ) originaires des onze communes du canton des Deux Sorru qui comptait jadis une à plusieurs associations pieuses par village.  En  2014, elle est dirigée par une prieure : Elisabeth  Berfini.

6 -  L’attachement des Corses au fondateur des Oblats  s’est manifesté  par la présence  à Rome, lors de sa canonisation, de nombreux pélerins insulaires, notamment  vicolais.

 Pour honorer le nouveau saint, une chapelle latérale de l’église Saint François, originellement dédiée au Sacré-Cœur, lui a  été consacrée.

 

ANNEXES

 

ANNEXE I :   Rayonnement spirituel de Mgr Joseph Hippolyte Guibert

ANNEXE II :    Liste des  Pères et Frères Oblats inhumés dans le cimetière du couvent de Vico

ANNEXE III :    Lieux de culte confiés aux Pères Oblats de Vico portés dans l’annuaire du diocèse de 1952 à nos jours

ANNEXE IV :    Communautés oblates de Vico en 2001 et 2011 (cf. annuaires du diocèse d’Ajaccio)

ANNEXE V :     Pères et Frères Oblats originaires du diocèse de Corse de 1837 à 1889

 

ANNEXE  I :        Rayonnement spirituel de Mgr Joseph Hippolyte Guibert                                                                                             

Tous les faits et gestes de Mgr Guibert jusqu’à sa mort en 1886  furent suivis avec admiration et affection par tous les Oblats de la congrégation et plus spécialement par les Pères du couvent de Vico qui lui devaient tant pour les cinq premières années de leur histoire.

Evêque de Viviers de 1841 à 1857, archevêque de Tours de 1857 à 1871 puis de Paris, promu cardinal par le pape Pie IX  le 22 décembre 1873, il est nommé membre des congrégations romaines « De Propaganda Fide », des «  Evêques et Réguliers », du «  Concile » et de « l’Index ». Avec quelle fierté  le verra-t-on poser la première pierre de la « basilique du vœu national » à Montmartre, à la charge des Oblats    pendant 27 ans ou encore créer l’Institut catholique de Paris.

La gloire des Oblats de Vico et de toute la congrégation réside dans le fait inouï, exceptionnel que Mgr Guibert a tenu à rester religieux missionnaire Oblat de Marie Immaculée jusqu’à sa mort. Il écrit : «  Cette congrégation m’a formé. Je luis dois tout… C’est elle et Mgr de Mazenod, son fondateur, qui  ont fait ce que je suis…Je n’ai accepté l’épiscopat qu’à la condition que rien ne soit changé dans mes rapports avec la congrégation et que je continue à être un membre comme avant… »

Demeurant troisième assistant et secrétaire général de la congrégation de 1841 à 1843 puis premier assistant de 1843 à 1850, il assistera à tous les chapitres jusqu’en 1879. Lors de ce dernier chapitre, âgé de 77ans, il déclarera : «  Je veux bien mourir cardinal ou évêque puisque je possède ces caractères mais je veux surtout mourir Oblat !»

Cet  Oblat hors du commun a marqué la naissance et les premiers pas de la Maison de Vico. Il nous a semblé nécessaire de mieux le faire connaître car c’est lui qui fit venir au grand séminaire d’Ajaccio puis au couvent de Vico le Père Albini qui en trois ans mérita le titre de « saint apôtre de la Corse ».  

 

ANNEXE II : Liste des Pères et Frères Oblats inhumés dans le cimetière du couvent de Vico

 

* De 1836 à 1903 : Douze Pères  et  un Frère dont les noms suivent :

Les Pères Albini en 1839 ; Moreau en 1846 ; Pasqualini en 1855 ;  Bighetti en 1871 ; Combes et Arnaud en 1872 ; Pompei en 1886 ; Santoni et Rolleri en 1890 ; Semeria en 1893 ; Zirio en 1901 ; Campagnac en 1902 ;

Le Frère Metifiot en 1878.

Notons  que le cercueil du Père Albini fut transféré en 1951 du cimetière à l’intérieur de l’église et que celui du Père Pompei le fut en 1899 dans le caveau de sa famille à Quercitello(Haute-Corse).

 

* De  1924 à 2010 : Treize Pères et un Frère dont les noms suivent :

Les Pères Albertini en 1924 ; d’Istria en 1940 ; Perruisset en 1943 ; Bros en 1944 ; Sarret en 1945 ; Coste en 1948 ; Dupassieux en 1964 ; Garel en 1967 ; Magnin en 1973 ; Blanchin en 1977 ; d’Hervais en 1992 ; Comte en 1998 ;  Gaillard en 2010 ;

Le Frère Hiegel en 1995.

 

ANNEXE III : Lieux de culte  confiés aux Pères oblats de Vico portés  dans l’annuaire du diocèse de 1952 à nos jours

 Canton des deux Sorru : 

Arbori-Parapoggio,  Muna, Nesa,  en 1952

Guagno, Guagno-les-Bains, en 1956

Coggia, en 1960

Appriciani et Renno, en 1961                                                                                                                                          

Balogna, en 1966

Orto, Poggiolo, Soccia, en 1970

Létia-Saint Martin, Létia-Saint Roch, en 1971

 Murzo, Vico, Chigliani, Sagone  en 1991

 

Canton des Deux Sevi :

Ota, Porto,  Serriera,  de 1960 à 1990  puis de 2006 à 2013

Curzo, Girolata, Osani, Partinello, de 1972 à 1990 puis de 2006 à 2013

Cargèse : église latine et église grecque, Lozzi et Paomia, Cristinacce, Evisa, Marignana avec Chidazzo et Revinda, Piana, de 2006 à 2013

 

Canton du Cruzzini-Cinarca, de1989 à 1996 :

Cinarca : Ambiegna, Arro,  Casaglione, Lopigna,    Tiuccia

Cruzzini : Azzana, Pastricciola, Rezza, Rosazia, Salice, Vignamajore-Piane

 

ANNEXE IV : Communautés Oblates de Vico en 2001, 2011 et 2017 (cf. annuaires du diocèse d’Ajaccio) :

* En 2001 : Pères et Frère  résidant ou rattachés  à la Maison de Vico :

Pères Jean-Pierre Bonnafoux, supérieur (62 ans) ; Louis Doazan (76ans) ; Henri Pélicier (85 ans) ; René Schneider (88ans) ; Daniel Cavagne (76 ans), curé de Saint- Florent, rattaché à Vico ;

Frère Eugène Caillet (72 ans). 

* En 2011 :

Pères André Hepting, supérieur (74 ans) ; Dominique Ndjoko (51 ans) ; Joseph Thévenet (77ans) ; Pier Giorgio Piras (58 ans) ; Daniel Cavagne (86 ans), curé de Vescovato, rattaché à Vico ; Louis Doazan (86 ans, à la retraite) ;

Frère Paul Haag (82ans)

* En 2018 :

Pères Michel Brune, supérieur (72 ans) ; Daniel Cavagne (93 ans, à la retraite) ; Jean-Pierre Bonnafoux (78ans) ; Joseph Nguyen (55 ans) ; Greg Skicki

 

ANNEXE V : Pères et Frères Oblats  originaires du diocèse de Corse de 1837 à 1889

 

Noms des Pères et Frères Oblats

Lieu et date de naissance

Date des voeux

Lieu et date de décès

Morandini Ferdinand

Moïta 1816

1837

Aix-en-Provence 1838

Luiggi Dominique

Barretali 1817

1837

Vico 1858

Santoni Jacques-Philippe

Cassano 1820

1842

Ajaccio 1890

Tamburini Antoine-Louis

Oletta 1821

1843

Diano-Marina 1905

Pompei Paul-Marie

Quercitello 1820

1845

Ajaccio 1886

Pulicani Dominique

Corte 1922

1846

Kotahena 1893

Pasqualini Paul-Jean

Campile 1825

1849

Ajaccio 1855

Batesti Antoine

St Pierre de Venaco 1834

1857

Aix-en-Provence 1883

Bonifaci Jean

Orto 1835

1858 

Montolivet 1858

Leca Jean

Renno 1832

1860      - Frère

Lumières 1899

Chilini Etienne

Bastia 1838

1861

Jaffna 1891

Gandolfi François

Bonifacio 1824

1862     - Frère

Rome 1868

Tramoni Ours

Castelluccio   1835

1865     - Frère

Diano-Marina 1906

Sorbella Joseph

Azilone  1838

1865     - Frère

Diano-Marina 1907

Bocognano Jean

Campomoro 1830

1866     - Frère

Marseille 1890

Bighetti Jean-Baptiste

Bastia 1846

1867

Bastia 1871

D’Istria Thaddée

Petreto 1849

1869

Petreto 1930

Poli Antoine

Sari  Porto Vecchio 1853

1876

Ottawa 1932

Albertini Barthélemy

Corscia 1856

1878

Vico 1924

Coccola Nicolas

Sta Lucia di Moriani  1854

1879

Smithers 1943

Stephanopoli Dymes

Cargèse 1857

1880

Diano-Marina 1912

Chiappini Dominique

Letia 1856

1880

Vancouvers 1912

Guglielmi Thomas

Cassano 1857

1880

Colombo 1936

D’Istria Bernardin

Petreto 1856

1881

Farinole 1940

Stefanini Dominique

Sari d’Orcino 1851

1882

Aix-en-Provence 1930

Massimi Antoine

Sta Maria Sicchè  1850

1887

 Lumières 1901

Orsini Jean-Auguste

Corbara 1865

1889 

 1890

 

* Le présent article s’est principalement appuyé sur les travaux du P. Yves Baudoin, O.M.I, historiographe de la congrégation, et, plus particulièrement, sur le « dictionnaire historique des Missionnaires Oblats de Marie », paru en 2004 ainsi que sur ses études relatives au cardinal Joseph Hippolyte Guibert et au Père Charles Dominique Albini, respectivement publiées en 2006 et 2009.